Facebook et ses applications, Messenger, WhatsApp et Instagram, font face à un bug mondial depuis environ 15h45 (GMT), ce lundi 04 octobre 2021. Des millions d'utilisateurs à travers se sont trouvés dans l'impossibilité d'accéder à leurs pages. Les différents navigateurs indiquent que le site Facebook est inaccessible. Mais, c'est sur son compte Twitter, qu'Andy Stone, un porte-parole de Facebook, a tenté de rassurer ses utilisateurs. « Nous sommes conscients que certaines personnes ont des difficultés à accéder à nos applications et produits. Nous nous efforçons de rétablir la situation aussi rapidement que possible et nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément », a-t-il annoncé dans son post.
Au-delà d’être des outils de connexion sociale, Facebook et ses applications Messenger, Instagram et WhatsApp, qui regroupent 2,8 milliards d'utilisateurs (2020), sont utilisés pour diverses raisons qui vont des simples relations humaines à des activités de business sur lesquelles comptent de nombreuses personnes, y compris en Afrique. Ce n'est pas la première fois qu'une telle situation survient. Le 19 mars 2021 dernier, Facebook avait déjà dû s'excuser auprès de ses utilisateurs. La valeur en bourse du groupe de réseaux sociaux était en chute de 5,5 % à 19 heures (GMT), sans qu'on ne puisse savoir si le bug en est la cause. Facebook est l'une des valeurs les plus fortes des places boursières américaines, avec une valorisation de 961 milliards de dollars, que se partagent quelque 3958 investisseurs institutionnels et individuels.
L'acronyme GAFAM désigne cinq des entreprises les plus puissantes du monde de l'internet occidental, à savoir Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft. Ces firmes américaines dont les services se complètent plus qu'ils n'entrent en concurrence possèdent une influence et un pouvoir économique considérable, parfois supérieur à un État. Elles sont régulièrement la cible de critiques et de procédures judiciaires pour leur position ultra dominante, l'utilisation qu'elles font des données personnelles, ou leur politique d'optimisation fiscale. L’utilisation massive d’Internet a permis l’émergence d’une économie numérique aux rendements croissants, avec une réduction drastique des coûts de transaction, la mise en place de processus permanents de concentration financière et un soutien actif à la dérégulation, favorisant ainsi les opérations d’intégration verticale et horizontale. Les GAFAM développent des technologies qui modifient nos méthodes de réflexion. Aujourd’hui, leur pouvoir est préoccupant et fait l’objet de critiques concernant notamment l’utilisation commerciale d’informations normalement privées, l’application protégée par les brevets d’une technologie de domination, leur lobbying pour éviter les lois antitrust, leur recours à la spéculation financière, leur goût pour la négociation et l’optimisation fiscales dans les paradis fiscaux, ainsi que la création d’une société de contrôle et de surveillance des consommateurs et des citoyens. Les GAFAM sont des sociétés qui font d’abord du business. Par conséquent, malgré leurs dénégations publiques, elles ont peu de considération pour la protection des sociétés démocratiques et elles ne se sentent pas responsables des conséquences sociétales de leurs actions. Ces sociétés commerciales monopolistiques ne changeront pas d’elles-mêmes sans une volonté politique de réglementer leurs activités.
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