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Super League européenne, le choc des ambitions

Manchester United (l'un des plus déterminés pour la création de la Super League), Liverpool, Manchester City, Chelsea, Arsenal, Tottenham, trois clubs espagnols (FC Barcelone, Real Madrid, Atletico Madrid), trois clubs italiens (Juventus, Inter Milan, Milan AC) plus d’autres formations du Vieux continent, pour un total de 15 équipes, devraient s’affronter au cours de cette Super League. Chaque année, 5 clubs seront invités à participer à la compétition, qui comptera 20 clubs répartis en 2 poules de 10 équipes. Quant à la cagnotte distribuée aux participants, elle pourrait s’élever 355 millions d’euros par saison. Mais ce projet ne rencontre pas l’assentiment de la faîtière du football mondial, la FIFA, et de 6 Confédérations (AFC, CAF, CONCACAF, CONMEBOL, OFC, et UEFA), qui estiment ne pas être habilitées à l’organisation de ce type d’activités. Face à cette annonce, la FIFA n’est pas passée par quatre chemins pour asséner ses vérités et lancer des menaces. « Tout club ou joueur disputant une telle compétition se verra refuser le droit de participer à une quelconque compétition organisée par la FIFA ou sa confédération », affirme son communiqué.

Une telle réaction vigoureuse de la part de l’institution présidée par Gianni Infantino est conforme à ses statuts, qui stipulent que toutes les compétitions doivent être organisées ou reconnues par les organismes compétents respectifs, soit la FIFA au plan mondial et les Confédérations sur le plan continental. « Les Confédérations reconnaissent la Coupe du monde des clubs de la FIFA, dans son format actuel et nouveau, comme la seule compétition de clubs au monde, tandis que la FIFA reconnaît les compétitions de clubs organisées par les Confédérations comme les seules compétitions continentales ». Si l’afflux d’argent qui sera généré par les droits TV pour cette compétition semble être la motivation majeure, les clubs engagés se disent prêts à aller jusqu’au bout de ce projet, quelles que soient les menaces et les mises en garde.

Forcément, la planète foot réagit dans tous les sens, et on attendait surtout la réaction d'un homme : Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA. Ce dernier s'est exprimé ce lundi au cours d'une conférence de presse, et sans surprise, il a dézingué cette nouvelle compétition. « Ce sont des moments dramatiques et cruciaux. On a commencé ce projet pour moderniser nos compétitions. On avait le soutien de l'ECA. Tous les clubs se qualifient en fonction de leur mérite sportif, pas comme si c'était une boutique fermée. Le foot doit être uni face à ce désastre après le positionnement de certains clubs avec des intérêts propres. Le monde du foot est uni, les gouvernements sont unis, la société est unie. On est d'accord pour dire que le projet de Super League est un projet qui n'a aucun sens. La FA, la Liga, la Serie A, la FIFA, la FEF, la Premier League... Tous sont contre ces plans cyniques », a lancé le Slovène. En dépit de la menace d'une Super Ligue quasi fermée, le comité exécutif de l'UEFA a validé, ce lundi matin, la nouvelle formule de la Ligue des Champions, à partir de 2024, avec 36 clubs et un mini-Championnat au départ.