Pierre Ménès est dans la tourmente. Le 21 mars dernier, la journaliste Marie Portolano diffusait le documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis journaliste » qui dénonçait le sexisme ambiant dans le milieu du journalisme sportif. Diffusé sur Canal+ ce dernier a énormément fait parler. Et pour cause, une séquence n'a pas été diffusée en lien avec Pierre Ménès et Marie Portolano sur un fait remontant à quelques années. En effet, il avait soulevé la jupe de la journaliste. Invité lundi 22 mars sur le plateau de Touche Pas à Mon Poste, ce dernier en a profité pour faire son mea culpa : « Je le vis mal parce que ce n'est pas moi. Les gens qui me connaissent le savent ! C'est d'ailleurs rigolo hier je n'ai reçu que des messages d'insultes et là je commence à recevoir des messages de soutien. La société a changé et ce que je pouvais me permettre il y dix ou cinq ans, je ne peux plus me le permettre aujourd'hui (...) C'est vrai qu'il faut que je modifie des choses, j'ai déjà modifié beaucoup de choses », a-t-il dit.
Un peu plus tard, Cyril Hanouna a décidé de dévoiler la fameuse séquence non diffusée sur Canal+. Sur cette dernière, on voit la journaliste Marie Portolano qui demande à Pierre Ménès : « T'as une image de journaliste un peu misogyne, comment tu l'expliques ? » Ce à quoi il a répondu : « Je ne l'explique pas. Je suis peut-être sexiste, mais je suis le seul mec qui a essayé de faire une émission de foot avec que des filles, donc elle est où la vérité ? Si on ne peut plus rien dire à une femme parce que c'est une femme, je suis désolé, ça c'est sexiste, ça c'est insupportable. Dire d'une fille qu'elle est jolie avec son décolleté, je trouve ça plutôt gentil. D'ailleurs je remarque qu'au niveau décolleté tu m'as pas gâté aujourd'hui ». Marie Portolano lui demande ensuite : « Est-ce que tu te souviens qu'on s'était embrouillés toi et moi, il y a quatre ou cinq ans, parce que t'avais soulevé ma jupe devant tout le monde ? Tu t'en souviens pas ? », « Pas du tout », déclare-t-il avant d'ajouter que « oui », il le referait, même si la journaliste avait trouvé ça humiliant. « C'est sûr que si t'avais été un mec, j'aurais pas soulevé ta jupe ».
Mis en cause dimanche après la diffusion de ce documentaire, une première plainte avait été classée sans suite, en octobre 2020, « pour infraction insuffisamment caractérisée », mais une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, déposée en mai 2020 à Nanterre, a donné lieu à une ouverture d'information judiciaire du chef de « harcèlement moral », le 16 décembre 2020. Un juge d'instruction a donc été désigné pour instruire cette affaire, mais il n'a pas encore entendu le chroniqueur de Canal+ ni celui qui l'accuse.
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