Né
en 1980 à Colombes d'un père originaire de Tunisie et
d'une mère originaire d'Irak, Noman Hosni s'intéresse d'abord à la
philosophie. Après quoi, il exerce le métier de trader en Suisse. Contre
toute attente, il va s’inscrire dans une école de cinéma où il se forme au
réglage d'image et de son sur plusieurs réalisations et documents TV. Il
réalise aussi ses propres courts-métrages présents sur YouTube. Dans les
années 2000, il s'installe à Genève. Il devient ensuite
chroniqueur sur la chaîne Léman bleu, puis animateur
sur TSR2 (Ndlr, chaîne nationale suisse) pour l'émission Garage
Live avant d’entamer une carrière dans l’humour où il a été repéré
par un certain Jamel Debbouze au Festival de Montreux.
Des débuts qu’il raconte avec beaucoup de nostalgie. « Oui, c'était
pendant le festival de Montreux. (…) J'ai joué et il y avait quelques personnes
dont Pascale Reynaud de Rire & Chansons
(Ndlr, Responsable de la Recherche et sélection de programme humoristique) et Karim
Debbouze, le frère de Jamel. (…) A la fin, ils sont venus me voir tous
les deux, m'ont félicité et m'ont proposé de venir sur Paris. Je les ai
écoutés, je suis venu faire un enregistrement pour Rire & Chansons et les
scènes libres du Comedy Club le mardi (que j'anime en ce moment, c'est marrant
!). Jean-Michel Joyaux, qui s'occupe des scènes libres, m'a demandé de revenir.
Une fois... Deux fois... A la quatrième fois, j'ai eu de la chance : il y
avait Jamel dans la salle qui m'a parlé du Festival de Marrakech. Une semaine
après, je reçois un appel : « Tu pars à Marrakech avec
nous ! ». Je me souviens, j'étais comme un dingue ! En revenant
du Maroc, on m'a proposé de faire partie de la troupe du Jamel Comedy
Club. Ça faisait une troupe de plus vu que j'avais déjà mes troupes en
Suisse et en France... J'ai accepté et ça m'a beaucoup aidé de pouvoir
appréhender différentes scènes, c'était vraiment cool », a relaté Noman
Hosni.
Lui, qui a fait du stand-up sa spécialité voue que ses débuts en solo dans ce style n’ont pas été faciles. « En fait, j'ai toujours voulu en faire, mais j'avais simplement... le trac. C'est marrant parce qu'à la base, comme beaucoup d'humoristes seuls sur scène je pense, je suis très timide. Pour moi, monter tout seul sur scène, c'était juste impossible. Les premières fois, j'étais à deux doigts de vomir avant de monter sur scène. Maintenant ça va mieux hein, je te rassure ! C'était pas évident au début, heureusement que ça a marché parce que sinon je ne sais pas comment j'aurais fait... », a-t-il avoué. A force d’abnégation et de ténacité, Noman Hosni a fini par s’adapter et franchir un cap« En fait, un soir aux États-Unis, je me suis retrouvé dans un de ces bars de stand-up et j'ai réalisé à quel point il suffisait juste de monter sur scène. J'ai eu une sorte de révélation et je me suis dit : « Reviens et monte sur scène, peu importe où ! ». C'était en effet l'endroit qui était le plus dur à trouver. Il y avait peu de scènes où se produire en Suisse, à mes débuts, il m'est même arrivé de jouer dans un karaoké. J'y croyais et j'ai fait comme j'ai pu. Et par chance, mais aussi parce qu'on a tout fait pour faire bouger les choses, les scènes ont commencé à se développer et il y a pas mal de Comedy Club qui se sont créés et se créent toujours petit à petit en Suisse », a ajouté Noman Hosni.
Dans sa carrière, il a participé notamment au Festival du rire de Marrakech et au Paléo Festival à Nyon, en Suisse. Noman Hosni anime et participe en tant qu’artiste au Swiss Comedy Club. En 2009, il obtient le saint graal : le prix très prestigieux de la "Nuit de l’humour", à Lausanne, lui est décerné. L’humoriste rejoint, en 2011, la joyeuse troupe du Jamel Comedy Club. Par le biais de l’International Comedy Club, le jeune homme prend de nouveaux risques. Il met sur pied un show entièrement en français, Noman’s Land, qu’il joue à Londres. Depuis son spectacle Histoire de Weed, il cartonne sur scène et sur Youtube.
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