La romancière britannique J.K Rowling ne va pas rester les bras croisés face à la souffrance des enfants en Ukraine. Coincés par une guerre déclenchée depuis plus de 10 jours, ces mômes peuvent compter sur la magnanimité de l’auteure de la célèbre saga de romans jeunesse Harry Potter. En effet, sur Twitter, elle a lancé un appel via la fondation Lumos, qu'elle a co-fondée en 2005 et qui collecte actuellement des fonds pour fournir de la nourriture, des kits d'hygiène et des kits médicaux aux personnes touchées par la crise humanitaire. « Je contribuerai personnellement à hauteur des dons à cet appel, jusqu'à 1 million de livres sterling, soit environ 1,20 million d'euros », a écrit J.K. Rowling, remerciant sur le réseau social les donateurs. Lumos explique sur son site internet travailler dans la région de Jytomyr, à l'ouest de la capitale Kiev; une région où, avant l'invasion russe, plus de 1.500 enfants se trouvaient dans des orphelinats. Environ 100.000 enfants vivent dans des institutions dans le pays, indique Lumos. « L'invasion par les forces russes signifie que davantage d'enfants sont désormais en danger », avertit la fondation, qui souhaite apporter son aide aux enfants déplacés et traumatisés par le conflit.
Poursuivant, Lumos a indiqué que les fonds récoltés serviront à soutenir les évacuations des enfants de l’Ukraine, ainsi qu’à venir en aide aux familles d'accueil. S'exprimant sur BBC Newshour, Irina Malanciuc, directrice des programmes de l'association caritative, a déclaré que « Les enfants placés en institution, pris en charge, sont l'un des groupes les plus vulnérables et c'est un groupe vulnérable qui a besoin d'être soutenu ». Lundi, les forces militaires russes ont ouvert le feu sur la ville de Mykolaïv, à 480 kilomètres au sud de Kiev, selon l'état-major ukrainien. Les sauveteurs ont déclaré qu'ils éteignaient des incendies dans des zones résidentielles causés par des attaques à la roquette. Les bombardements se sont également poursuivis dans la banlieue de Kiev qui a été coupée de l'électricité, de l'eau et du chauffage pendant trois jours.
Dans le même temps, le Haut-Commissariat des droits de l'homme (HCDH) des Nations-Unies a déclaré lundi avoir pu confirmer la mort de 406 civils, dont 27 enfants, en Ukraine depuis le début de l'invasion du pays par l'armée russe le 24 février, en précisant que le bilan réel était probablement bien plus lourd. Les chiffres publiés lundi par le HCDH, qui dispose d'une mission de surveillance en Ukraine, couvrent la période du 24 févri0er au 6 mars. Le bilan précédent, publié dimanche, faisait état de 364 morts civils confirmés. Le nombre de blessés confirmés est lui passé de 759 à 801 en 24 heures. « La majeure partie des pertes civiles est due à l'utilisation d'armes explosives à large rayon d'action, y compris des tirs d'artillerie lourde et de systèmes de lance-roquettes multiples, ainsi qu'à des missiles et des frappes aériennes », a précisé le HCDH.
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