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Le festival Marseille Jazz des Cinq Continents fait preuve de résistance

Le Festival Marseille Jazz des Cinq Continents, rendez-vous par excellence où se rencontrent chaque année les sonorités jazz, swing, blues du monde, a donné un aperçu de la programmation de son l’édition 2021. Une annonce étonnante alors que la France est confrontée à une troisième vague de l’épidémie de Covid-19. Par ailleurs, d’autres festivals ont simplement annulé la tenue de l’édition 2021.  Après l'annulation de l'édition 2020, « on est engagé à ce que Marseille Jazz des Cinq Continents ait lieu du 8 au 25 juillet dans huit lieux emblématiques » de la deuxième ville de France, prévenait le directeur de l’événement, Hugues Kieffer, à l’occasion d'une rencontre avec la presse en mars. Selon lui l'idée pour cette édition est de « relancer une machine » forcément crispée et de « recréer un équilibre », notamment avec les artistes.  L’ouverture de cette 21e édition réserve un hommage à Louis Amstrong intitulé « What a wonderful world ». La preuve que les organisateurs ne badinent pas.

La pléiade d’artistes annoncée est trop belle pour ne pas espérer à la tenue de ce rendez-vous annuel des férus du jazz. Au total, quatorze soirées en plein air où l’on retrouve des habitués et des têtes d’affiche : Thomas de Pourquery, Thomas Dutronc, Ayo, Stacey Kent, Deluxe, Ibrahim Maalouf, Morcheeba, Avishai Cohen, Harold López-Nussa, Bojan Z, les frères Belmondo, Marion Rampal… Cette année, la cour de la Vielle Charité et le patio du musée Cantini rejoignent le parc Longchamp, le théâtre antique Sylvain et la place d’armes du fort Saint-Jean au Mucem. Tous les concerts seront en configuration assise, avec une jauge limitée pour le moment inconnue, en termes de pourcentage. Mais dans tous les cas, le festival sera sous la barre couperet des 5.000 places : en formation assise, le jardin du palais Longchamp ne peut accueillir que 2.000 places maximum, au lieu des 3.600 habituelles. « On travaille sur tous les scénarios, il y a encore beaucoup d’incertitudes mais on a tendance à aller dans la confiance », assure Hugues Kieffer, le directeur du festival Marseille Jazz des Cinq Continents, qui reconnaît que « cette édition ne sera semblable à aucune autre, ni du point de vue organisationnel, ni d’un point de vue économique, ni d’un point de vue artistique ». « Elle doit juste pouvoir se dérouler », ajoute-t-il, en se plaçant dans « une perspective positive de relance ».

D’ores et déjà, il a été décidé que la billetterie se fera uniquement en ligne, et non plus également sur les lieux de concerts. Aucun achat ni retrait ne pourront ainsi se faire sur place. « On envisage des espaces de restauration et de bar, mais est-ce qu’on aura ou pas le droit de le faire, on ne sait pas encore », ajoute Hugues Kieffer. Mais contrairement à d’autres festivals, l’équilibre économique des Cinq Continents n’est pas lié à la recette des ventes de boisson et restauration car cet évènement, financé à 50% par des subventions et à 50% par des recettes de billetterie. Lors de sa dernière édition, en 2019, le festival avait accueilli 27 000 spectateurs.