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Le FBI déjoue une tentative d’assassinat de Joe Biden

L’homme avait clairement affiché ses intentions malveillantes à l’encontre du président Joe Biden, de sa vice-présidente Kamala Harris, et d’autres responsables gouvernementaux, dont le ministre de la Justice. Les investigations révèlent que le septuagénaire était un fervent supporter de l’ancien président Donald Trump. Sa rhétorique hostile s’est manifestée à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux, où il a partagé des menaces explicites et des photos d’armes à feu. Parmi ses publications, on retrouve des messages aussi inquiétants que « Le moment est venu pour un assassinat présidentiel ou deux. D’abord Joe puis Kamala !!! » ou encore « J’apprends que Biden vient en Utah… Je dépoussière le fusil M24. Bienvenue, bouffon-en-chef ! ». Il s'était également identifié dans un message comme un « MAGA Trumper », « MAGA » faisant référence au slogan de l'ancien président « Make America Great Again ». La nature imminente et tangible de ces menaces s’est amplifiée avec la visite du président dans l’Ouest du pays, mettant les autorités en alerte maximale. Suite à cette intervention, une enquête approfondie a été lancée pour retracer le parcours de l’homme en question et comprendre les raisons sous-jacentes de sa radicalisation.

Au moment de sa mort, Robertson faisait face à trois chefs d'inculpation, notamment avoir proféré des menaces interétatiques, proféré des menaces contre le président et influencé, gêné et exercé des représailles contre des agents fédéraux chargés de l'application des lois par la menace. Bragg, le procureur de district qui a déposé le premier acte d'accusation contre Trump à New York, était également une cible, selon les documents judiciaires. Le FBI a déclaré qu'il avait été averti des activités de Robertson en mars après qu'il ait posté sur la plateforme Truth Social qu'il voulait « faire un joli trou dans son front ».

Les détails sur les circonstances entourant la mort de Robertson n'ont pas encore été publiés. Mais la fusillade a attiré l'attention sur la menace persistante de violence politique aux États-Unis. Un rapport publié par l'agence de presse Reuters mercredi a déclaré que les États-Unis connaissaient actuellement une violence politique à un niveau jamais vu depuis les années 1970, dont une grande partie est menée par l'extrême droite. Par rapport aux menaces d'aujourd'hui, cependant, la violence politique des années 1970 a été largement perpétrée par des groupes radicaux de gauche qui ciblaient les biens mais évitaient de tuer des gens. Ces tendances ont changé, a expliqué le rapport de Reuters, soulignant les récentes fusillades de masse à Portland, Oregon, et Buffalo, New York, perpétrées par des individus qui ont exprimé un sentiment de droite. Depuis qu'une foule de partisans de Trump a pris d'assaut le Capitole américain le 6 janvier 2021, dans le but d'annuler la défaite électorale de Trump, Reuters a déclaré avoir trouvé 14 cas de violence politique mortelle, dont 13 ont été commis par des assaillants de droite et un du gauche.