Ces mesures gouvernementales seront une bouée d’oxygène supplémentaire pour les intermittents du spectacle. Sans cachets en raison de la crise sanitaire, ils bénéficieront d’une prolongation de quatre mois de leur indemnisation chômage. Cette annonce salutaire a été faite ce mardi 11 mai les ministères de la Culture et du Travail. Concrètement, l’année blanche consiste à prolonger automatiquement le versement mensuel de leur indemnité chômage. Et ce, jusqu’au 31 août prochain. Ces professionnels n’ont donc plus besoin d’avoir travaillé 507 heures (soit environ trois mois) sur les douze derniers mois pour être indemnisés. Sauf que l’activité du secteur n’ayant toujours pas redémarré, professionnels et syndicats de la culture se sont fortement mobilisés pour réclamer la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août, pour une année supplémentaire. Ils ont été en partie entendus, avec la prolongation de quatre mois de cette mesure, jusqu’au 31 décembre 2021. Initiée depuis mai 2020 par Emmanuel Macron, cette prolongation qui s’étend jusqu’en décembre sera suivie en 2022 de mesures d’aides pour accompagner la reprise d’activité des quelque 120.000 professionnels du spectacle vivant. « Ces mesures vont permettre à ceux qui, faute de périodes travaillées suffisantes, ne parviendraient pas à renouveler leurs droits à allocations de bénéficier de l’accès à une indemnité pendant toute l’année 2022 », précise les ministères techniques dans un communiqué conjoint. D’autres mesures ont également été annoncées pour inciter les employeurs à embaucher des intermittents du spectacle : une prise en charge à 100% du chômage partiel dans le secteur culturel jusqu’à fin juin, une extension du GIP « cafés-cultures » à d’autres secteurs d’activité que celui de la restauration pour les inciter à recourir à l’emploi artistique, une aide financière aux petites salles de spectacle pour qu’elles embauchent des intermittents du spectacle.
Concrètement, l’année blanche consiste à prolonger automatiquement le versement mensuel de leur indemnité chômage. Et ce, jusqu’au 31 août prochain. Ces professionnels n’ont donc plus besoin d’avoir travaillé 507 heures (soit environ trois mois) sur les douze derniers mois pour être indemnisés. Sauf que l’activité du secteur n’ayant toujours pas redémarré, professionnels et syndicats de la culture se sont fortement mobilisés pour réclamer la prolongation de l’année blanche au-delà du 31 août, pour une année supplémentaire. Ils ont été en partie entendus, avec la prolongation de quatre mois de cette mesure, jusqu’au 31 décembre 2021.
Dans un communiqué, la CGT Spectacle a salué la prolongation de quatre mois de l’année blanche et la mise en place de filets de sécurité pour 2022 mais assure que cette mesure va générer une « nouvelle baisse d’indemnisation pour celles et ceux qui n’auront pas ou très peu travaillé du fait des interdictions depuis mars 2020 ». Particularité française, le régime des intermittents concerne 120.000 artistes et techniciens indemnisés chaque année, une main d’œuvre cruciale: en 2003, leurs grèves avaient entraîné l’annulation de grands évènements comme le festival d’Avignon. Ils sont donc un maillon essentiel de l’industrie culturelle en France.
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