« Je m'en fous, il peut aller où il veut. Je sais très bien que Zidane était toujours sur le radar. Il avait beaucoup de supporters, certains attendaient le départ de Deschamps... Mais qui peut faire de sérieux reproches à Deschamps ? Personne. Il (Zidane) fait ce qu'il veut, ce ne sont pas mes affaires. Je ne l'ai jamais rencontré, nous n'avons jamais envisagé de nous séparer de Didier. Il peut aller où il veut, dans un club... Si Zidane essayait de contacter moi ? Certainement pas, je ne décrocherais même pas le téléphone », a déclaré Noël Le Graët lors d’une interview accordée à RMC Sports. Cette sortie médiatique du président de la Fédération française de football passe mal en France. Elles ont suscité beaucoup de réactions négatives notamment Kylian Mbappé. Sur Twitter, la star du PSG a affirmé que « Zidane était la France et que personne ne lui manquerait de respect ».
La ministre française des Sports, Amélie Oudea-Castera, a été l'une des nombreuses personnalités politiques à avoir réagi aux commentaires de Le Graet, affirmant que le président de la « plus grande fédération sportive » du pays avait franchi une ligne. « Encore des commentaires décalés et en plus un manque de respect honteux, qui nous fait tous mal, envers une légende du football et du sport », a-t-elle écrit sur Twitter. De son côté, à en croire des informations relayées par L’Equipe, Zinedine Zidane aurait choisi le silence comme réponse à la polémique suscitée par le patron du football français. Ce lundi, la cellule de communication de la FFF a tenté comme elle peut d’arrondir les angles. Pour elle, il ne s’agirait que d’une simple maladresse de l’ancien président de l’En Avant Guingamp. « Le président a de très bons rapports avec Zidane, a-t-on ainsi assuré dans son entourage. Ils ont échangé encore récemment lors du Ballon d’Or. Noël Le Graët sait précisément ce qu’il représente dans l’histoire du football français. En s’exprimant de cette manière, Noël Le Graët a souhaité indiquer que Zidane a la possibilité d’aller où il le souhaite. Que toutes les possibilités s’offrent à lui ». Qu’à cela ne tienne, le mal est déjà. Reste à savoir si cette sortie malencontreuse du président de la Fédération française de football n’aura pas d’autres relents notamment son poste.
Le Graët. Noël Le Graët est né le 25 décembre 1941 à Bourbriac, ville située dans le département des Côtes d'Armor en Bretagne. Il dirige la Fédération française de football depuis 2011 et est également représentant de l'UEFA au sein de la FIFA depuis 2019. Le 13 mars 2021, il a été réélu pour un quatrième mandat. Il est aussi le fondateur d'un groupe agroalimentaire qui porte son nom dans la ville de Guingamp dont il a été le maire entre 1995 à 2008. Il a également été le président du club de 1972 à 1991 puis de 2002 à 2011 où il fait passer un cap au club breton. Noël Le Graët est vice-président de la FFF de 2005 à 2011 où il est en charge des questions économiques de la plus grande instance du foot français. En 2008, il vote en faveur de la reconduction de Raymond Domenech à la tête de l'équipe nationale malgré un Euro très compliqué et une impopularité immense. C'est en 2011 qu'il prend la tête de la Fédération française de football. Il récolte 54,39% des voix face au président sortant Fernand Duchaussoy. Le 15 décembre 2012, il est réélu avec une avance plus confortable (83,07 %) pour un mandat de quatre ans qui va s'étaler jusqu'au 18 mars 2017. C'est à ce moment qu'il est à nouveau réélu face à Jacques Rousselot avec 57,4% des voix. Plus récemment, le 13 mars 2021, il a rempilé pour un quatrième mandat en emportant les élections face à Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue de football professionnel (LFP) et Michel Moulin. Il a récolté 73,02% des voix. Depuis le temps qu'il est à la tête de la FFF, Noël Le Graët a connu beaucoup d'évènements extra sportifs.
La FFF a récemment confirmé que l'actuel entraîneur-chef, Didier Deschamps, conserverait son poste après avoir signé une prolongation de contrat jusqu'en juillet 2026. Le joueur de 54 ans a mené son pays à sa deuxième finale consécutive de Coupe du monde, où il a été battu par l'Argentine aux tirs au but.
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