Longtemps espéré, le passage de 20 clubs à 18 en Ligue 1 est désormais officiel. Ce jeudi, au terme de son Assemblée Générale, la Ligue de football professionnelle (LFP) a entériné à une quasi-unanimité le passage de 20 à 18 clubs en L1 à partir de la saison 2023-2024. Ce bouleversement majeur a été validé par 97,28 % des votes, pour seulement 2,72 % de votes défavorables. A en croire des médias présents, seul le FC Metz s’est opposé à ce format de l’élite du football français. Avec ce changement significatif, il y aura désormais quatre descentes en Ligue 2 à l'issue de la saison 2022-2023 pour seulement deux montées. Cette même saison, il n'y aura que deux montées, pour quatre descentes, en Ligue 2 qui reste à 20 clubs. A compter de l'exercice 2023-2024, il y aura deux descentes et un barrage en Ligue 2. Idem pour l'accession du National à la L2. Le National reste aussi à 18 clubs. « Le changement de format des compétitions est la première étape d'une réforme plus globale pour valoriser la Ligue 1 et la Ligue 2 en prévision du prochain cycle de commercialisation des droits TV post-2024 », indique la LFP. Pour l'instant, la Ligue 2 doit rester à 20 clubs, mais une réflexion va être menée pour une éventuelle réduction à 18.
Avec l’adoption de cette réforme, la Ligue 1 s’apprête à rejoindre en 2023 le modèle de la Bundesliga allemande, qui compte 18 équipes. La première division française avait déjà compté 18 équipes entre 1997 et 2002. Cet abaissement du nombre de clubs en Ligue 1, et donc de journées à disputer (34 au lieu de 38), avait été évoqué par le président de la LFP, Vincent Labrune, peu après son entrée en fonction à l’automne dernier. La réduction attendue du nombre de matches en L1 devrait en outre permettre de dégager des dates, alors que l’UEFA travaille à une réforme de sa Ligue des champions à l’horizon 2024, censée remplacer la phase de poules (6 journées) par un mini-championnat (10 matches par club), promettant plus de revenus aux participants.
Le passage à 18 est aussi présenté comme le début d’une solution face à l’énorme manque à gagner qui plombe la Ligue 1 depuis le début de la pandémie, évalué à 1,3 milliard fusion des droits télé, de la vente de joueurs, du sponsoring et de la billetterie. Entre 1997 et 2002, la Division 1 comprenait déjà 18 formations. Durant cette période, le Championnat de France s’était révélé particulièrement indécis et allergique à toute forme hégémonique. Cinq équipes différentes étaient devenues championnes de France : le RC Lens (1997-1998), les Girondins de Bordeaux (1998-1999), l’AS Monaco (1999-2000), le FC Nantes (2000-2001) et l’Olympique Lyonnais (2001-2002), qui entamait alors sa longue série de 7 titres nationaux.
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