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La Halle Tony Garnier, le Bercy lyonnais

Accueillant jadis le marché aux bestiaux, la Halle Tony Garnier qui fut inscrite à l'inventaire des Monuments historiques en 1975, avant d'être transformée à partir de 1988 en salle de concerts et expositions, est la fierté de toute une ville voire une région.  Rénovée une seconde fois en 2000, elle est donc avec sa capacité de 17 000 la quatrième plus grande salle de concerts de France, et est parfois surnommée le « Bercy lyonnais ». Au départ, les Halles ont été conçues par Tony Garnier pour accueillir un marché aux bestiaux et des abattoirs. Ce n'est qu'après une réhabilitation en 1988 et une grande rénovation en 1999 que les Halles Tony Garnier ont pris leur forme actuelle et abritent une salle de spectacle ainsi que l'Ecole Normale Supérieure.

Comme la plupart des grandes salles de concert en France, la Halle Tony Garnier est une salle modulable et polyvalente. Elle peut à la fois accueillir des concerts, spectacles, des expositions ou encore salons. D’ailleurs, La Halle Tony Garnier présente aujourd’hui la plus vaste superficie (17.000 m2) couverte sans piliers en Europe, avec une charpente métallique d’envergure. En 2014, avec ses 900.000 visiteurs par an, la Halle Tony-Garnier a fêté ses cent ans. À cette occasion, une série de dix concerts « labellisés » ont lieu, parmi lesquels Shaka PonkPeter Gabriel et The Black Keys. Tony Garnier, grand artisan et concepteur de cette salle qui porte son nom, a son histoire intimement liée à la ville de Lyon. Il fut à l’origine de plusieurs édifices publics de Lyon. En tout cas, après la région parisienne, elle est l’une des salles françaises qui accueille les grandes sommités de la musique mondiale.

 Tony Garnier, né à Lyon le 13 août 1869, est le fils d’une tisseuse de la Croix-Rousse et d’un dessinateur en soieries. Il se dirige vers des études techniques à la Martinière, avant d’intégrer l’école des beaux-arts de Lyon en 1886, puis de s’attaquer à celle de Paris de 1890 à 1899. Durant cette période, il tente à six reprises le Grand Prix de Rome, réussissant seulement lors de sa dernière tentative grâce à son projet d’“hôtel pour le siège central d’une banque d’État”. Grâce à ce prix, il obtient une résidence à la Villa Médicis, à Rome, avec pour mission d’établir des relevés de monuments antiques. Il va commencer à se forger une réputation d’iconoclaste, débutant sans qu’on le lui demande son projet utopique de Cité industrielle.