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La fusion TF1-M6 toujours d’actualité

TF1, qui appartient à Bouygues, et le groupe M6, qui fait partie du groupe RTL, propriété de Bertelsmann, ont dévoilé leur projet de fusion pour former une puissance médiatique européenne de 4,5 milliards d’euros en mai 2021. Cependant, les sociétés cotées ont déclaré dans un communiqué du 26 juillet que les équipes d'enquête de l'Autorité de la concurrence française « considèrent que l'opération soulève un certain nombre de problèmes de concurrence importants ». Les bannières ont ajouté que bien que le rapport « ne prédit en aucun cas la décision finale du conseil d'administration de l'autorité, la nature et l'étendue des remèdes requis dans le rapport signifieraient que les projets de fusion n'auraient plus de sens pour les parties concernées et qu'ils seraient donc abandonnez-les ». Mais il est encore trop tôt pour tirer la sonnette d'alarme. Selon des sources proches des chaînes de télévision françaises qu'il était naturel que TF1 et M6 communiquent sur ce rapport du conseil antitrust et informent les actionnaires car les deux sociétés sont cotées en bourse, avant de souligner que le processus d'examen du conseil antitrust se déroule en deux phases, dont la seconde rendra une décision finale après des auditions avec les deux parties. Ils ont cité l'exemple de la Fnac et de Darty, deux grandes chaînes de distribution françaises dont la fusion avait également soulevé des inquiétudes de la part des autorités anti-trust. Cependant, cet accord a finalement été approuvé sous certaines conditions, telles que la cession de plusieurs magasins à Paris et en région parisienne.

Réagissant au rapport préliminaire du conseil de la concurrence, TF1 et M6 ont déclaré qu'ils « n'ont pas l'intention de modifier leurs plans initiaux » et « informeront l'autorité de leur réponse dans les trois prochaines semaines ». Les entreprises devront présenter leurs arguments devant le conseil de l'Autorité de la concurrence les 5 et 6 septembre. Chez Enders Analysis, François Godard a déclaré qu'il percevait les déclarations de TF1 et M6 comme une « stratégie de marchandage » pour faire pression sur les autorités françaises de la concurrence et leur donner le feu vert à la fusion sans trop de conditions. « M6 et TF1 argumentaient depuis le début que ce rapprochement était crucial pour créer un grand groupe de médias français et faire face à la concurrence des plateformes mondiales, alors là ils alertent le marché que si les régulateurs mettent la barre trop haute avec conditions, ils ne se plieront pas », a déclaré Godard.

Le projet de fusion verrait Bouygues conserver une participation de 30 % dans le Groupe M6 et RTL Group conserver 16 % du capital. Nicolas de Tavernost, PDG de longue date de M6 Groupe, resterait dans l'entreprise en tant que président, et Bouygues aurait le contrôle exclusif de la société fusionnée, agissant de concert avec RTL Group en tant qu'actionnaire stratégique. Si l'accord est approuvé, le groupe TF1, présidé par Gilles Pelisson et M6 deviendront également les seuls propriétaires de Salto, le service de streaming qu'ils ont lancé avec le radiodiffuseur public français France Télévisions en 2020.