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La France annonce l’expulsion de 35 diplomates russes soupçonnés d’espionnage

Les tensions entre les pays occidentaux et la Russie en raison de l’invasion de l’Ukraine sont montées d’un cran suite à la découverte de plusieurs cadavres dans les rues de Boutcha, une ville près de Kiev, après le retrait de l’armée russe. En effet, le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi que 35 diplomates russes allaient être expulsés du territoire national.  Selon Bercy, leurs activités étaient « contraires » aux intérêts de la France. « Cette action s'inscrit dans une démarche européenne. Notre première responsabilité est toujours d'assurer la sécurité des Français et des Européens », ajoute-t-il.  A en croire nos confrère d’Europe 1, une partie des personnes ciblées est soupçonnée d’appartenir au GRU. Il s'agit du service russe de renseignement militaire dont les membres bénéficient d’une couverture diplomatique. Pour rappel, le GRU aurait notamment été impliqué dans la tentative d’assassinat de l’ex-agent double Serguei Skripal dans le sud de l’Angleterre, en 2018.

Le Danemark va expulser 15 diplomates russes pour espionnage, a annoncé mardi le ministre danois des Affaires étrangères, au lendemain de l'expulsion de diplomates russes de France. « Nous avons établi que les 15 agents de renseignement expulsés ont mené des activités d'espionnage sur le sol danois », a déclaré à la presse Jeppe Kofod. Le Danemark «veut envoyer un signal clair à la Russie : l'espionnage sur le sol danois est inacceptable », a-t-il affirmé. L'expulsion des quinze personnes, qui ont deux semaines pour quitter le Danemark, a été notifiée à l'ambassadeur de Russie mardi dans la matinée. Ensuite, l’Italie a emboîté le pas en ordonnant l’expulsion de 30 diplomates russes pour des raisons de « sécurité nationale ». Des mesures similaires ont été prises dans d'autres pays : l’Allemagne, l'Irlande, la Bulgarie, la Lituanie ou encore la République Tchèque.

D’après ces pays cités, ces employés constituaient « une menace pour ceux et celles qui cherchent une protection chez nous ». « Le gouvernement fédéral a donc décidé aujourd’hui de déclarer indésirables un nombre significatif de membres de l’ambassade russe qui ont chaque jour travaillé ici en Allemagne contre nos libertés, contre la cohésion de notre société », a indiqué la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock. Pour rappel, plus de 4 millions de réfugiés ukrainiens ayant fui les combats dans leur pays ont trouvé refuge dans ces pays. Ces expulsion « inamicales » va « détériorer » les relations avec Moscou, a réagi le Kremlin.

 

 

 

 

C’est dans ce contexte que les États-Unis et leurs alliés vont annoncer « cette semaine » de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, tandis que l’Ukraine recevra plus d’assistance militaire, a assuré lundi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche.

Par ailleurs, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rendra « cette semaine » à Kiev, accompagnée du chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell, pour rencontrer Volodymyr Zelensky. Lundi, Ursula von der Leyen avait annoncé la mise en place par l’UE d’une équipe « conjointe avec l’Ukraine pour (…) enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ».