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Jean-Yves Rupert, plus de 30 ans de succès

Jean-Yves Rupert a l’humour dans le sang. Depuis l’âge de 14 ans, il a embrassé sa carrière sous l’impulsion de Jocelyn Regina. C’est avec lui qu’il va mettre sur pied un groupe sketchs « Balan » dans les années 80. A travers ce groupe, le public martiniquais découvre un gamin avec une présence scénique extraordinaire; une capacité d’improvisation hors du commun ; un comédien ; un comique avec une palette de mimiques les unes autant désopilantes que les autres ; et tout cela accompagné par des attitudes gestuelles incapables de laisser indifférent. Autant d’atouts qui vont contribuer à l’éclosion de Jean-Yves Rupert. Ce succès précoce lui ouvre les portes des festivals notamment en Guadeloupe et Guyane.

 Ragaillardi par cette ascension fulgurante, il débarque en France en 1998 où il produit des cassettes vidéo et DVD. Aussi, sa réussite attire les mécènes de l’industrie culturelle. Les contrats publicitaires et passages sur les chaînes télé se multiplient. Auréolé de cette immense carrière humoristique, ce après avoir fait de nombreuses salles parisiennes telles que le Casino de Paris et le Zénity, à guichets fermés, l’humoriste martiniquais Jean-Yves Rupert s'est lancé un challenge de taille pour ses 30 ans de carrière en avril 2016 : se produire à Bercy ! Un défi qu’il réalisa devant près de 8000 spectateurs lors de la première « Nuit du rire créole ». Ce jour-là pendant près de deux heures, l’humoriste a enchaîné les sketches et les changements de costumes. Tantôt dragueur professionnel, mari désespéré, tantôt grimée en femme, à l’image de l’un de ses personnages phares : « Man Finotte ». « Je ne viens pas en donneur de leçon. J'ai pris un autre personnage qui est celui de Man Finotte qui est assez djok et qui dit les choses de but en blanc. Il permet de servir de support pour pouvoir dire les choses. Mais faut tout de même avoir la subtilité qu'il faut pour dire les choses sans choquer et être injurieux. Mais dans tout il y a l'humour, on reste à l'humour », a expliqué Jean-Yves Rupert. De même, c’est sans compter le 27 février 2010 où plus de 7 000 spectateurs l’avaient applaudir sur la scène du Zénith de Paris. C’est le premier antillais de l’histoire à jouer un one man show sur cette scène mythique. Ensuite, il a rejoint le tournage du téléfilm « A la Maison pour Noël » aux côtés Kader Aoun et Mehdi Thierry sans oublier sur la grande scène du Théâtre Le Temple en octobre 2012.

Santé, sociale, religion, insolite, sont autant de sujets abordés par l’humoriste le plus doué de sa génération. « Tout est comique, on est là pour délirer. C'est totalement comique, mais ça fait réfléchir, ça fait prendre conscience de certaines choses et pousse à la réflexion. Ce n'est pas rire pour faire rire, il y a une grande part de vérité, les gens se retrouvent dedans, c'est aussi ça », affirmait Jean-Yves Rupert. Après plus de 30 ans de carrière, Jean-Yves Rupert avec plus pièces a écumé toutes les grandes salles parisiennes.