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En visite dans les Territoires palestiniens, Joe Biden pour une solution à deux Etats

Joe Biden poursuit sa visite au Moyen-Orient. Après avoir rencontré les responsables israéliens jeudi, le président américain était ce vendredi à Bethléem au côté de Mahmoud Abbas, après avoir visité d'abord un hôpital de Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte occupé et annexé par Israël, pour annoncer une aide au réseau hospitalier local. A cette occasion, le dirigeant a réaffirmé à sa volonté à une solution à « deux Etats ». « Même si le terrain n'est pas propice en ce moment à la reprise des négociations, les États-Unis et mon administration n'abandonneront pas, ne renonceront pas à essayer de rapprocher les deux parties », a-t-il déclaré, lors d'un point de presse conjoint avec Mahmoud Abbas. Toutefois, le locataire de la Maison Blanche estime que cette solution paraît lointaine. Poursuivant, le président américain a appelé à ne pas « abandonner » l'idée d'une paix israélo-palestinienne et plaidé en faveur d'un État palestinien « indépendant » avec une « continuité territoriale », au côté d'Israël.  Et le président américain d’ajouter : « Nous allons créer plus de stabilité, une meilleure connexion, c'est essentiel pour tous les peuples de la région et c'est pourquoi nous devons discuter de mon engagement profond et continu en faveur d'une solution à deux États. C'est le meilleur moyen d'assurer l'égalité, la liberté, la prospérité et la démocratie pour les Israéliens et les Palestiniens ». « Je tends la main aux dirigeants israéliens pour réaliser la paix des braves » a annoncé de son côté le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Le Numéro 1 américain a également annoncé des financements destinés aux Palestiniens, portant notamment sur un projet visant à faire passer à la 4G en 2023 la connexion internet sur les réseaux sans fil en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis plus de 15 ans.  Après son entretien avec Mahmoud Abbas, Joe Biden, un fervent catholique, doit aller à la basilique de la Nativité de Bethléem, avant de quitter la Terre sainte pour aborder le versant le plus stratégique et peut-être aussi le plus complexe de son périple : l'Arabie saoudite.

Une étape délicate pour ce président qui avait promis de mettre les droits humains au cœur de sa diplomatie. Partenaire privilégié de Washington depuis le fameux « pacte de Quincy » conclu en 1945, le royaume saoudien a accueilli ces trente dernières années tous les présidents américains, sans exception. George Bush père, Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama ou Donald Trump : tous se sont rendus au moins une fois à Riyad durant leur mandat, la palme revenant à Barack Obama avec quatre visites effectuées entre 2009 et 2016. Au-delà de la question du pétrole, d’autres dossiers seront au menu du déplacement de Joe Biden, qui se rendra en Arabie saoudite, pays qui ne reconnaît pas officiellement Israël, en effectuant un vol direct inédit entre l’État hébreu et Jeddah. Joe Biden promet notamment dans sa tribune d' « approfondir et d'étendre » le processus de normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes, lancé sous la tutelle de Donald Trump.