Les relations difficiles entre Donald Trump et sa nièce, Mary Trump, sont connues de tous. Lesquelles ont pris une tournure dangereuse récemment. En effet, très prolixe quand il s’agit de porters des critiques envers son oncle Donald, Mary Trump est aujourd'hui visée par une plainte. Le président déchu lui reproche d'avoir fourni des informations confidentielles au New York Times, qui avait révélé comment l'homme d'affaires avait bâti sa fortune. L'enquête publiée en 2018 par trois journalistes, et récompensée par le prix Pulitzer, assurait que Donald Trump avait reçu de son père l’équivalent de 413 millions de dollars qui auraient en partie été transférés par le biais d’une société écran. De quoi leur permettre d’échapper à l’impôt. « Les accusés étaient motivés par une vendetta personnelle et leur désir de gagner en notoriété. Ils se sont livrés à un complot insidieux pour obtenir des documents confidentiels et hautement sensibles qu’ils ont exploités à des fins personnelles et pour légitimer leurs articles », peut-on lire dans la plainte.
Pour la réhabilitation de son honneur, l’ancien locataire de la Maison Blanche réclame un chèque de 100 millions de dollars pour les préjudices de ces présumés agissements. « Ce type est pour moi un loser, il est vraiment prêt à tout et n’importe quoi. C’est l’énergie du désespoir. Il sent l’étau se resserrer autour de lui, alors il tente le tout pour le tout. C’est du pur Donald, il va chercher à noyer le poisson », a-t-elle réagi. La fille du frère de Donald Trump avait confirmé au New York Times les déclarations de revenus de Trump qui ont permis au quotidien le plus célèbre des États-Unis de publier en 2020 une enquête qui l’accusait de fraude fiscale. Selon lesquelles, le magnat new-yorkais n’avait pas payé d’impôts sur le revenu au cours de dix des quinze années précédant son élection à la Maison-Blanche, en grande partie parce qu’il avait déclaré plus de pertes que de profits. En tout cas, dans l’opinion publique américaine, beaucoup estiment que le 45e président des USA y est pour quelque chose d’autant qu’il s’était toujours refusé à rendre publiques ses déclarations de revenus contrairement à ses prédécesseurs.
Le rebondissement de cette affaire intervient au moment les finances du magnat de l’immobilier ne sont pas beau fixe. En effet, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche en mars 2021, l’ex-président Donald Trump a répondu à une question concernant l’effet du coronavirus sur son entreprise : « Je suis très sous-endetté, donc c’est super ». A ce jour sa fortune nette est de 2,1 milliards de dollars, soit une baisse de 1 milliard de dollars en moins depuis le début de la pandémie. Cela va sûrement changer à nouveau, car chaque indice se comporte comme un électrocardiogramme. Le cœur de l’empire Trump, dont l’ex-président est toujours propriétaire mais que ses fils Eric et Don Jr dirigent au quotidien, reste lié à l’immobilier commercial. Avant que le coronavirus ne vienne tout perturber, ces propriétés avaient une valeur estimée à 1,9 milliard de dollars, après déduction des dettes. Le 18 mars 2020, cette valeur était tombée à environ 1,2 milliard de dollars. Une partie du problème : Donald Trump possède plus de 11 600 mètres carrés d’immobilier commercial près de la Cinquième Avenue à Manhattan, un couloir commercial habituellement très animé. Aujourd’hui, c’est une ville fantôme virtuelle. Les bureaux ne semblent pas non plus être un investissement sûr de nos jours, surtout si l’expérience du travail à domicile aux États-Unis s’avère être un succès.
684