L'ex-ministre Christiane Taubira a officialisé, samedi 15 janvier, à Lyon sa candidature à l'élection présidentielle. Ainsi, la Guyanaise vient gonfler les rangs des aux candidats de la gauche. Pour justifier sa candidature, elle a affirmé vouloir répondre « aux colères » face aux « injustices sociales ». De même, Christiane Taubira a déclaré vouloir notamment convoquer une « conférence sur les salaires » et défendre un gouvernement « qui sache dialoguer au lieu de moraliser et de caporaliser ». L'ex-députée de Guyane a toutefois rappelé qu'elle en s'en remettrait au verdict de la Primaire populaire prévue fin janvier pour faire émerger un candidat unique de la gauche. Même si ses soutiens font mine de croire que rien n'est gagné, elle part favorite de cette consultation, d'autant que les autres candidats de gauche dont les noms seront aussi proposés à ce scrutin, ont tous refusé de s'y soumettre. Pour rappel, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, l'écologiste Yannick Jadot, la socialiste Anne Hidalgo, le communiste Fabien Roussel et Arnaud Montebourg sont également en course pour porter haut les flambeaux de la gauche.
Cependant, le dernier cité des candidats pourraient abandonner. L'ex-ministre de la Justice de François Hollande, qui est âgée de 69 ans, avait un peu plus chamboulé le paysage politique à gauche en annonçant fin décembre 2021 « envisager » une candidature à l'Élysée. « Je m'engage auprès de vous parce que je partage avec vous l'aspiration à un autre mode de gouvernement. Il nous faut revigorer notre démocratie en réhabilitant le Parlement, en contrôlant l'action du gouvernement et en veillant à la séparation réelle et effective des pouvoirs », a-t-elle promis, tout en pointant du doigt le « mépris » du gouvernement d'Emmanuel Macron envers les Français et son goût de « la moralisation et la caporalisation ».
Profitant de l’occasion, elle a mis en exergue un pan de son programme avec "l'émancipation de la jeunesse" qui occupe une place importante. Pour cela, elle se propose d’octroyer 800 euros par mois aux étudiants pendant cinq ans ; aussi, elle promet la justice sociale » avec la revalorisation du Smic et des petits salaires, en particulier dans le domaine de la santé ; ou encore l'accélération de « la transition écologique » avec la proposition d'une TVA à taux zéro pour les produits biologiques. Des promesses qu’elle s’est engagée à porter dans les hautes sphères décisionnelles de l’Union européenne. Le président sortant Emmanuel Macron, le candidat d'extrême droite Éric Zemmour, Valérie Pécresse (Les Républicains), la maire de Paris Anne Hidalgo, la conservatrice Marine Le Pen (Rassemblement national), Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise sont dans le starting-block pour la course à l’Elysée. Avec cette annonce de candidature et sa participation à l'Union populaire, l'ancienne Garde des Sceaux espère maintenant enclencher une dynamique dans l'opinion, les derniers sondages lui promettant entre 2 et 4 % des intentions de vote.
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