En attendant l’officialisation de sa candidature aux élections présidentielles de 2022, Eric Zemmour ne pourra pas compter sur le soutien financier de Charles Gave. Le multimillionnaire a décidé de ne plus s’associer à cette aventure présidentielle de l’essayiste. « Les Amis d’Éric Zemmour m’ont dit qu’ils avaient besoin d’argent, je les ai aidés. Je ne formule aucune critique, mais je me retire », a déclaré Charles Gave au Point. Au passage, il a indiqué qu’il n’aidera plus dorénavant la future campagne du probable-candidat, après un premier prêt de 300 000 euros en septembre. Au-delà de cette déclaration, Charles Gave aurait émis non seulement de sérieuses réserves sur la probité de certains membres du staff de campagne d’Eric Zemmour mais aussi sur le programme économique. Selon BFMTV, la volonté affichée d’Eric Zemmour de sortie de l’Euro une fois élu aurait agacé Charles Gave.
De même, l'entourage de Sarah Knafo, la directrice de campagne d'Éric Zemmour, aurait également motivé la décision de Charles Gave. Plusieurs sources affirment que deux des proches de la jeune femme auraient soutiré quelques centaines d’euros à sa fille Emmanuelle Gave lors de la campagne des européennes de 2019. La fracture est désormais béante entre les ex-partenaires au point Charles Gave est demandé à l'entourage d'Eric Zemmour de ne plus citer son nom ou l'inviter à des événements : « Ne comptez plus sur rien de la part de la famille Gave. Cela s'arrête officiellement ce soir », a écrit un représentant de Charles Gave au responsable du financement de l'équipe de campagne du polémiste. Toutefois, il a affirmé qu’il garde « une profonde admiration pour Eric Zemmour ».
Qu’à cela ne tienne, l’essayiste-journaliste devra sortir le chéquier pour assurer sa campagne. « Ça coûte très cher de gagner une élection. Multiplier les meetings, les affiches, les déplacements d'une région à une autre, le staff de campagne qu'il faut rémunérer... Tout cela représente beaucoup d'argent. Il faut qu'il trouve 8 millions d'euros s'il veut pouvoir tenir le rythme », prévient Laurent Neumann, éditorialiste politique pour BFMTV. Même si, selon les informations du Point, l'ancien chroniqueur d'« On n'est pas couché » a déjà dans son porte-monnaie 2 millions d'euros grâce aux dons de ses soutiens. Il bénéficie aussi des recettes de son livre auto-édité avec sa maison Rubempré, gérée avec sa femme avocate, Mylène Chichportich « La France n'a pas dit son dernier mot », soit 1,5 million d'euros au mois d'octobre. Mais cela ne sera pas suffisant pour mener une campagne à l'élection présidentielle. Il pourra s'adresser à des banques, « sous réserve qu'elles soient localisées sur le territoire européen : une restriction apportée par Emmanuel Macron dans une loi adoptée dès 2017, après son élection », rappelle nos confrères du Point. Face à la question du financement, les idées ne manquent pas pour bien mener la campagne à moindre coût. « Cette campagne ne coûtera pas cher, on lancera une chaîne YouTube depuis la Russie et on se débarrassera des sangsues, des brigands, de la haute fonction publique », avait annoncé Eric Zemmour lors d’une interview à Paris-Match.
424