La garde à vue du rappeur Kaaris, accusé de violences par son ex-compagne, a été levée. Les avocats du rappeur ont confié à France Info que cela a duré quinze heures, dont huit heures de confrontation entre la plaignante et l’artiste. « Il est heureux d’avoir pu s’exprimer devant la justice pour répondre aux mensonges de son ex sur Internet », précisent Maître Yassine Maharsi et Maître Yassine Yakouti. « Nous pensons que le parquet se donne quelques jours de réflexion vu la médiatisation du dossier et, sans aucun doute, il convoquera Kaaris devant le tribunal correctionnel d’Evry », ont déclaré de leur côté les conseils de la plaignante, Adrien Gabeaud et Sema Akman.
Kaaris, de son vrai nom Okou Gnakouri, était
entendu depuis mercredi matin au commissariat de Sainte-Geneviève-des-Bois. Sa garde à vue faisait suite à une
plainte déposée cet été par son ex-compagne pour des faits remontant à janvier
2021. Elle assure avoir reçu ce jour-là des coups de poing et des coups de pied
dans le garage de sa nouvelle résidence à Linas
(Essonne). La plainte concerne
également la nouvelle compagne du rappeur présente, au moment des faits et
accusée de non-assistance à personne en danger. Kaaris nie ces violences. Il a
déposé une plainte de son côté pour dénonciation calomnieuse. Selon le rappeur
Franco-Ivoirien, son ex-campagne Linda « a orchestré de toutes pièces les faits
de violence qu’elle a par la suite dénoncés à l’autorité judiciaire » pour «
exercer une forme de pression médiatique, juridique et financière ». Ce n’est
pas la première fois que Kaaris a déjà eu affaire à la justice. Déjà en octobre
2018, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour une bagarre qui
l’avait opposé au rappeur Booba à l’aéroport d’Orly.
Gnakouri Armand Okou naît le 30 janvier 1980 à Cocody en Côte d'Ivoire. Son père décède deux mois après sa naissance. En 1983, sa mère part en France avec ses sept enfants. Alors âgé de 6 ans, il déménage avec sa famille à Taverny dans le Val-d'Oise. En 1988, ils emménagent à Sevran dans le quartier Rougemont. Kaaris est titulaire d'un baccalauréat STT ; il a suivi à la faculté des études scientifiques. Lorsque la guerre civile éclate en Côte d'Ivoire, Kaaris est contraint de quitter le pays. À son retour en France, il reprend le rap et sort en 2007 un mini-album nommé 43e BIMa, directement inspiré de son séjour en Afrique. Ce mini-album ne connait pas un franc succès dans les bacs mais permet au rappeur de se faire remarquer quelque peu dans le milieu du rap. En 2009, après un rapprochement éphémère avec French Cut, Kaaris s'associe avec Galactik Beat, une équipe de producteurs du label Bullet Prod. Ces derniers en font la tête d'affiche de leur compilation sortie en 2010, ce qui amène le rappeur à côtoyer des artistes tels que Brasco, Nubi ou encore Despo Rutti et à sortir peu à peu de l'anonymat. En désaccord au moment de la signature du contrat, Kaaris se sépare d'eux. En 2011, il est approché par le rappeur Booba qui l'invite à participer à sa mixtape Autopsie destinée à promouvoir de nouveaux talents en manque d'exposition. Kaaris sort dans la foulée sa mixtape Z.E.R.O qui reçut un accueil positif. Booba invite une nouvelle fois son homologue de Sevran à collaborer avec lui, mais cette fois-ci sur son album solo Futur (sorti en novembre 2012) sur le single Kalash. Ce featuring propulse Kaaris sur le devant de la scène, il décrit d'ailleurs cette collaboration comme étant le « détonateur » de sa carrière.
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