Je me lève ce matin, et je bois mon café.
Je fume trois cigarettes sans l'avoir terminé.
Je cours me raser, me laver, m'habiller.
Je suis déjà en r'tard, j'dévale les escaliers.
Dehors rien n'a changé, oh! j'aurai préféré.
J'rencontre mon pôte René, le fond de l'air est frais.
J'me rue dans le métro, j'suis pas Seul, c'est complet.
Et serré contre tous, dans ce coït à deux cent,
J'oublie tout maintenant,
Je suis tout comme avant,
Journée bien entamée, j'ai pas le cÅâ ur à c'que j'fais.
Je parle pour ne rien dire.
J'dis rien pour pas parler.
J'dis rien pour pas gueuler.
Les yeux rivés sur l'heure qui refuse d'avancer,
Qui dès qu'j'aurais fini voudra plus s'arrêter.
Bon dieu que j'me fais chier, change-moi les idées.
Ma Seule récréation, aller tout droit pisser.
Je suis Seul un moment,
Enfermé là-dedans
Tout comme au début, tout nu,
Seul, Seul, Seul, Seul.
Parmi tout ces gens,
E m'allonge, et je croise les pieds,
J'ouvre le journal, c'est fou c'qui s'passe dans une de mes journée,
Mais chérie, chérie, combien de larmes faudra-t-il verser?
Je suis tout comme avant, Seul parmi tous ces gens,
Seul, Seul, Seul ...
Seul, Seul, en dedans, Seul
Oh ça je connais ça, j'veux pas recommencer.
J'veux pas passer ma vie a rester enfermé.
Je veux parler à mille, veux parler à dix mille.
On m'a dit "signez-là, vous avez mis dans l'mille".
Vas-y que j'te chouchoute, que ju'te fais des courbettes,
Mais moi j'suis dans ma peau, personne peut y rentrer.
Marrant ou pas marrant.
Seul, Seul, Seul...