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Paroles de chanson
05/05/2026
L'idiot Qu'on A Toujours Été
Par hf. thiéfaine
Album : Géographie Du Vide

Quelque part dans la brume un voyant solitaire

S'éloigne disparaît sous les traits d'un enfant

Et son langage abstrait étoilé de mystère

Nous dévoile un futur prophétique alarmant

Sous les bulles de rosée et les vagues incertaines

Qui brillent dans nos regards lointains de naufragés

On entend le murmure effrayant des sirènes

On redevient l'idiot qu'on a toujours été
On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas

Du trou noir qui dévore son étoile еn faillite

On redeviеnt toujours l'ombre dans la magma

Qui souffle d'effort en degré Fahrenheit
On redevient l'idiot qu'on a toujours été

Le nom des prédatrices nous remonte en mémoire

À travers l'alphabet, les souvenirs malsains

Quand les amants perdus s'inventent un purgatoire

Et mendient l'assistance des esprits souterrains

Et loin des muses obscènes aux sourires cannibales

Des Érinyes toxiques dont on a fait sécher

Le venin qui sert d'encre au tampon pour leur bal

On redevient l'idiot qu'on a toujours été
On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas
Le trou noir qui dévore son étoile en faillite
On redevient toujours l'ombre dans la magma
Qui souffle d'effort en degré Fahrenheit
On redevient l'idiot qu'on a toujours été

Après les ovations du dimanche des Rameaux

Le dieu mourant revient pour son vendredi saint

À l'heure où les putains, les traîtres et les bourreaux

Se rassemblent et défilent devant le Sanhédrin

L'heure où l'on voit tourner les démons de nos veilles

Sur l'éternel manège ou sombrent nos pensées

Et quelque soit le sens des astres dans le ciel

On redevient l'idiot qu'on a toujours été
On redevient toujours l'ombre qui sonne le glas
Le trou noir qui dévore son étoile en faillite
On redevient toujours l'ombre dans la magma
Qui souffle d'effort en degré Fahrenheit
On redevient l'idiot qu'on a toujours été

Dans l'alchimie des villes éclaboussées de sève

On voit des molécules qui cherchent l'horizon

Des archets de violons qui se transforment en glaives

Et des chants inutiles sur de vaines partitions

Nos corps sont des accords sur des ruines en puissance

La musique c'est la mort qui s'invite dans la danse

Et les mots et les mots

Et les mots sont des trous sanglants dans le silence

Imprimé depuis ICIBILLET.COM - 05/05/2026 10:01